Groupe de paroles du Vendredi 12 Décembre 2025 20h30-22h30

Le groupe se retrouve ce soir pour la dernière fois de l’année : 2 couples sont présents (un s’est
excusé de son absence pour raisons familiales) ainsi que l’encadrante proféssionnelle et le secrétaire d’EFA41.
En effet, le secrétaire nous explique en début de réunion les raisons de sa présence. Il précise que lors d’une formaton, il a été mentonné qu’il était fortement conseillé qu’un représentant de l’EFA
départementale soit présent lors de ces groupes de paroles, notamment pour accompagner le ou la professionnelle sur les notons de l’adopton. Une alternance sera donc faite entre les membres du bureau d’EFA 41, lors des différents groupes de paroles.
Il nous présente aussi la Charte du groupe de paroles qui a été dernièrement votée au CA. Chaque
partcipant devra en prendre connaissance et l’approuver (en pièce jointe).
Enfin, il nous demande si nous sommes favorables à la venue d’un nouveau couple dans ce
groupe de paroles, nous acceptons avec plaisir. De ce fait, 4 couples sont donc inscrits pour l’année à venir.
Ensuite, l’encadrante professionnelle revient sur les notons que nous avions abordées lors du précédent groupe de paroles afin qu’elle comprenne bien notre cheminement et les enjeux de l’adopton. Elle précise à ce titre que ces notons ont pu évoluer depuis la dernière fois selon le cheminement que chacun en fait.

L’attente :
l’encadrante souligne que le fait de rester actif dans notre projet avait été très abordé lors de la
séance précédente. Cette activité peut aussi parfois réveiller des blessures pour lesquelles il est
important d’en être conscient. L’attente vécue pendant ce projet relate une expérience en soi et pour soi. Il faut tenter de gérer le paradoxe entre le lâcher prise et le fait de rester actif dans ce projet qui reste malgré tout incertain (on prépare en quelque sorte le terrain d’adopton sans trop focaliser). C’est une réelle aventure humaine. Les personnes présentes précisent que cette absence de maîtrise est très inconfortable. La professionnelle ajoute qu’un décalage existe entre la préparaton et la réalité, ce chemin se transforme au cours du temps. Elle souligne également que l’adopton est partie intégrante du paysage familial et que les échanges peuvent être nombreux, ainsi que les questons de notre entourage.

L’attachement :
Parfois, lors de la présentaton de l’enfant ou ultérieurement, un rejet peut exister. Comment réagit la personne ? Le moment est forcément douloureux mais cette situaton existe aussi pour un enfant biologique. Le lien physique se fait naturellement pour ce dernier alors que l’attachement se créé lors d’une adopton. Une rupture a nécessairement eu lieu pour l’enfant adopté à la naissance : un
abandon primitif, une dépendance afective se créé. La constance du couple est aussi importante dans ce cas pour sécuriser l’enfant. Toutefois, l’attachement chez un enfant biologique n’est pas
systématiquement immédiat ou rapide.
Par ailleurs, il est nécessaire de se détacher le plus tôt possible des « mines » pour les parents ainsi que les enfants. L’enfant cherchera à savoir constamment si ses parents sont solides ainsi que le lien.
L’imaginaire s’entrechoque avec la réalité, l’enfant est parfois tout puissant : noton d’enfant séparateur et le sentiment d’agir sur l’autre.
Pour un enfant plus grand, âgé de 8 ans par exemple, l’adopton est vécue diféremment car c’est
l’enfant qui décide cette démarche, il a donc fait son parcours. Il sera toutefois forcément en recherche d’identté et cherchera aussi la teneur du lien.
De plus, dans les fratries, le lien se tisse, c’est un processus. Mais l’enfant peut parfois avoir peur du lien et préfère être acteur, c’est à dire ne pas créer du lien que plutôt subir l’abandon, il souhaite ainsi contrôler le lien.

Les émotons :
L’enfant souhaite parfois des choses mais il ne veut pas en fait, que cela se produise, l’enfant est en construction, c’est très insécurisant. S’ajoute à cela une grande gestion émotonnelle. Tout individu a des émotons, il faut tenter de trouver des solutions à ces émotons. Si l’émotion n’est pas celle que l’enfant ressent chez ses parents, ça le perturbe. Des discordances existent donc entre le ressenti et la réalité. La colère par exemple : F.Dolto précise par exemple que pour exprimer la colère, on peut taper sur un coussin pour que celle-ci soit indirecte. l’encadrante précise à ce sujet que la violence n’est pas récupérable avec des mots. De plus, la claque exprime un rapport dominant sur le dominé et a des conséquences très négatives. Elle ajoute à cela que l’enfant a besoin de contact mais parfois il recherche des contacts agressifs auxquels on se doit de répondre sans violence. Les conséquences de l’action freinent le lien, le discernement est donc important.
Geston de l’appel téléphonique du service de l’ASE :
Une organisaton est à trouver et nécessite une disponibilité immédiate. Il faut gérer la dimension professionnelle et la difculté émotonnelle. Tout individu n’est pas égal face aux émotions. La charge émotionnelle est très grande dans les démarches qui suivent : lecture du dossier, réfexion et rencontre avec l’enfant.
Nous abordons ensuite très brièvement la période de fêtes qui approche et qui peut être des moments de réveil dans le projet. Les 2 couples présents ne ressentent pas forcément d’appréhension quant à cette période en lien avec leur projet.
L’encadrante nous demande si des thèmes souhaitent être abordés lors de la séance suivante, thèmes qui peuvent évoluer avec le temps comme précisé en début de ce compte rendu.
Le secrétaire d’EFA 41 propose à ce sujet d’amener à la prochaine séance le jeu « adop jeu » ; c’est un jeu autour des thématiques de l’adoption qui permet l’expression, de partager son expérience et de croiser les regards de chacun. Le jeu se présente sous forme de cartes.
Stéphanie et David coordinateurs du groupe

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